Le passeport, c'est le papier a ne surtout pas perdre. Ou a la rigueur, au debut du voyage, quand on a encore le temps de le refaire, mais pas a la fin... surtout en pleine fete nationale... et sur Bali, ou elle est suivie d'une autre fete locale. Tout d'abord, voyage de Tabanan au consulat francais sur Bali, a Sanur (30km mais une heure et demi de trajet et trois changements d'opelet avec a chaque fois la course a marchander), ou une secretaire a moitie francophone nous explique que pour obtenir un passeport d;urgence, que seule l'ambassade a Jakarta peut delivrer, il faut une declaration de vol prealablement etablie au poste de police et de nouvelles photos d'identite agrees ; mais le consulat fermant dans dix minutes, ce n'est que le lendemain, de retour a Sanur, que nous pourrons completer le dossier. Coups de telephone a Jakarta et a la prefecture du Loiret (depuis la France, remerciements fraternels) pour accelerer la procedure (le passeport a deux jours pour arriver, apres les postes sont fermees jusqu'a expiration du visa). Puis nouvelle visite au consulat deux jours plus tard, avec nos sacs cette fois : le passeport est bien la mais les bureaux etant fermes et le consul absent, la concierge (qui ne parle pas un mot de francais) refuse de nous le remettre et nous dit de revenir a la reouverture du consulat, quatre jours plus tard. Mais nous ne nous laissons pas bizuter et appelons Jakarta qui tente de prevenir le consul et nous conseille d'insister aupres de la concierge pour qu'elle le joigne : Tidak bisa, tidak bisa ("je ne peux pas") avec un air desole. Elle nous apprend quand meme que Bapak Konsul doit venir le lendemain matin a son bureau. Avant de retourner a Denpasar, nous passons un dernier coup de fil a Jakarta (toujours depuis une wartel, et c'est pas donne) qui nous dit que le consul est prevenu et doit nous rappeler dans quelques minutes. Puis une heure passe, il fait nuit, et nous prenons le dernier opelet pour Denpasar. Enfin, ce matin, nous nous rendons au consulat de bonne heure : il est ferme mais le consul tout de blanc vetu accepte de nous recevoir (apres son petit-dejeuner) et nous delivre le petit bout de papier magique. Ouf !