On part de Denpasar a l'aube, alors que dans les rues se prepare la plus grande fete balinaise de l'annee et on va jusqu'a l'aeroport en carton de Bali ou, apres avoir fait quelques provisions de kretek, on decolle pour Makassar, sur Sulawesi. La, on decouvre un aeroport flambant neuf, immense mais desert...
...qu'on abandonne pour quelques heures, le temps d'aller en ville manger du poisson grille, envoyer une methode et un dictionnaire de francais a Putu et Made et chercher le bureau de l'immigration qui, bien sur, n'est pas a l'endroit indique sur le plan : il vient de demenager et est maintenant situe a treize kilometres du centre, heureusement c'est sur la route de l'aeroport. Alors apres tout ca on reprend un pete-pete (les opelet locaux) qui nous depose a ce fameux Kantor Imigrasi ou Marco se voit apposer sur son passeport d'urgence un visa ecrit a la main puis on refait quelques provisions et c'est parti pour Kuala Lumpur, on quitte l'Indonesie, il nous faut dire adieu aux rizieres verdoyantes, aux volcans majestueux, aux warung makan conviviales, au nasi goreng, au mandi glace, au gresillement du clou de girofle dans la kretek du soir, aux hordes sanguinnaires de conducteurs de becak, d'opelet, de taksi, etc., aux es kelapa muda de Tanty, aux sourires des enfants qui rentrent de l'ecole et crient "Hello ! Hello ! What is your name ?", aux piments crus vendus dans les bus en guise d'en-cas, au "bon appetit ya !" de Nureva, aux balades de trois jours sans voir un seul orang bule, au manggis sucre et au durian qui pue et a tout le reste...